Sites et Monuments |
Un aperçu des lieux à voir ou à visiter.
Traduction de Agata Aurora Vecchio
agataaurora@yahoo.it
Ce pont mesure 22 mètres de long entre les arcs, près de 6 mètres de large, lance son arche unique en plein cintre d'un rayon de 6,50 mètres à quelques 6 mètres au-dessus de la Touloubre. Les matériaux : Un calcaire mosaïque jaune assez tendre provenant des carrières voisines de Barbette et de la pierre de Calissanne. Inscription du fronton : "L. DONNIV C. F. FLAVUS FLAMEN ROMAE ET AVGVSTI TESTAMENTO FIEREI IVSSI T. ARBITRATV C. DONNEI VENAE ET C. ATTEI RVFEI" Traduction : « L(ucius) Donnius Flavus, f(ils) de C(aius), flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par testament qu’on fasse (ce monument), sous la direction de C(aius) Donnius Vena et de C(aius) Attius Rufius. » D'où
vient le nom de Flavien. D'où l'appellation Flavien. Ce riche notable aurait fait don de ce superbe pont à ses concitoyens lors de son décès.
Complément d'histoire d'après Géraldine Surian. Le Pont romain de
Saint-Chamas Traduction : « L(ucius) Donnius Flavus, f(ils) de C(aius), flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par testament qu’on fasse (ce monument), sous la direction de C(aius) Donnius Vena et de C(aius) Attius Rufius. »
|
|||||
L'Église paroissiale Saint-Leger. Construite de 1660 à 1668 par l'architecte aixois
Pierre Pavillon. Le clocher, bâti sur pilotis, (marécages
obligent), fut achevé en 1740. La
troisième chapelle, à droite de l'entrée,
est ornée d'un magnifique retable en demi-relief
retraçant les épisodes de la vie de la Vierge : Il est inscrit, depuis le 30 septembre 1911, au Service des Monuments Historiques comme objet mobilier.
(Un des
monuments les plus représentatifs du village), est son
église paroissiale dont la façade de 1660 / 1665 est
un magnifique tableau en pierres autour de la pietà.
L'intérieur, avec ses constructions du siècle dernier
et des années récentes, est intéressant par son
aspect grandiose. M. Paul Lafran
|
|||||
Habitats troglodytiques .
Deux sortes de grottes : les unes naturelles mais peu
nombreuses, les autres ont été édifiées à partir de
1615 à la suite de la cession par le seigneur de
Saint-Chamas de ses droits de propriété au Conseil de
Communauté. Ce site troglodytique est le plus important de toute la France après ceux du Val de Loire et unique au monde de part la vue qu'il offre sur une étendue maritime.. Le texte qui suit est tiré de la revue municipale de 1987, écrit par Mr Lafran. 1987
reste encore une année exceptionnelle pour notre
association (Les Amis du Vieux Saint-Chamas ), qui
fêtera l'an prochain ses 40 ans d'existence. De ce
temps passé, il reste encore une baume qui a défié le
temps : celle du bar de l'horloge. Vers 1640 elle a
été creusée pour servir de moulin à huile. C'est un
véritable travail de titan que l'on a entrepris. Il est regrettable que la petite salle qui s'étend au couchant de ces installations ait été murée. On aurait pu voir les installations qui étaient destinées soit à l'écoulement des eaux résiduelles, soit à l'huile de première presse. Nous essaierons de les remettre à jour avec l'accord des propriétaires actuels. La
meule dormante se trouvait dans la baume
"antigüe". Seul le trou de fixation du
plafond est encore visible. Les autres meules se
trouvent dans les déblais de la troisième grotte. Ces
déblais proviennent des éboulements successifs qui
continuent d'être actifs. L'effondrement
de la falaise côté levant a laissé un emplacement qui
a été utilisé au début du XIXème siècle pour la
construction de maisons contre la nouvelle falaise. La
plupart sont en ruines. M. Lafran
|
|||||
Par acte du 20 mars
1690, la surverse des eaux du canal des moulins fut
vendue au Roi "pour s'en servir au travail du
marteau à poudre que sa Majesté fait construire
au dit-lieu de Saint-Chamas". De quelques hectares
au début, elle occupe aujourd'hui plus de 100 hectares
en gagnant par des digues et des remblais sur les marais
de l'étang. Certains arbres sont plusieurs fois
centenaires. Au cours de sa
longue existence, de très nombreux ouvriers poudriers
ont payé de leur vie un très lourd tribu à Celle qui
les fît vivre. Photos prisent après les explosions. Le
parc est ouvert au le mercredis de 14h00 à 17h00 (18h00
d'avril à octobre), et les 1ers et 3èmes
L'accès
aux espaces naturels est réglementé : 04
42 34 20 60 Pour
votre plaisir et votre sécurité, respectez la
réglementation :
Cliquez ici pour plus de détails |
|||||
Aqueduc du Plan ou Pont de l'Horloge. Le
18 décembre 1863, le tunnel de C.M. du 08 novembre 1863 "En premier lieu l'horloge du pays, qui a été construite en 1740 et qui a subi à diverses époques des réparations, est dans un tel état de dégradation qu'elle ne sonne plus les heures depuis une quinzaine de jours et que l'ouvrier chargé de la remonter n'a pas osé entreprendre pour la faire sonner, un travail jugé inutile. Je me suis rendu avec le sieur Mariton dans la chambre où est établie l'horloge. Je l'ai examinée avec le plus grand soin pièce par pièce, et de cet examen il résulte que les rouages sont usés au point de pouvoir plus être réparés, d'où il suit que la commune ne pouvant se passer d'horloge, il est urgent que le conseil municipal avise au moyen de combler cette lacune." Le 10 janvier 1899, le conseil municipal se réunit en session extraordinaire pour délibérer sur le projet d'établissement d'une horloge sur l'aqueduc de la Goule (Coût : 5250 francs). C.M. du 10 janvier 1899 "Monsieur le maire explique qu'à la suite de très nombreuses réclamations formulées par les habitants de Saint-Chamas relativement aux horloges actuelles situées l'une au quartier du Pertuis, l'autre au quartier du Delà, qui ne fonctionnent plus depuis longtemps et dont la réparation ou la remise en état nécessiterait une dépense considérable par suite de l'état de vétusté de ces horloges datant d'une époque immémoriale, il s'était entendu avec M. Gros à l'effet de combiner une solution qui peut donner satisfaction à la population des quartiers composant la ville de Saint-Chamas. A la suite des diverses études faites et de l'examen du pays divisé en deux par la colline, la solution paraissant répondre le mieux au voeu de la population et dans l'intérêt des finances municipales, fut qu'il convenait de ne faire qu'une seule horloge donnant l'heure aux deux quartiers à la fois. Pour cela un seul point se trouvait avoir les qualités voulues : c'est naturellement le viaduc (aqueduc) réunissant les deux tronçons de colline traversant le pays. Ainsi que vous le verrez par les plans joints au dossier, nous nous sommes attachés à établir une horloge de la manière la plus économique et qui ne détruise en rien la symétrie du viaduc". La fourniture de celle-ci et sa pose furent confiées à M. L. Odobey, horloger mécanicien à Morez du Jura avec garantie de dix ans. L'horloge
a sonné pour la première fois les heures le dimanche
10 août 1902 et pour la dernière fois avec son
mécanisme d'origine, le 12 novembre 2005 suite au vol de
celui-ci. Souhaitons que ce mécanisme soit retrouvé et
que nous entendions de nouveau le métronome de notre
village... A partir de ce jour l'Aqueduc s'appela Aqueduc de l'Horloge.
|
|||||
La Porte du Fort. Dernier vestige du mur d'enceinte du Vieux Saint-Chamas, elle date du XVème siècle.
|
|||||
Le Pont de la Roquette. Détruit par une crue de la Touloubre, il fut reconstruit en 1750. Son origine reste obscure.
|
|||||
Lavoir du Polygone. Lavoir du XVIIIème siècle, autrefois réservé aux contagieux. Le nom "polygone" vient du fait que la Poudrerie y avait un endroit, un polygone, pour y effectuer des essais de poudre. Ce lavoir, partie
intégrante de notre patrimoine, est soumis depuis des
siècles aux assauts du temps. Il avait besoin du
"ravalement" intégral sur sa façade ouest. |
|||||
Musée Municipal. Premier Hôtel de
Ville de Saint-Chamas (XVIIème siècle), et ce jusqu'en
1793, il devient musée
en 1951. Restauré puis inauguré en 1983, on a su lui
conserver son caractère
|
|||||
Chapelle Notre Dame de Miséricorde. (Patronne
des marins) : Elle surplombe l'étang et le village et
fut célèbre pour ses ex-voto. Certaines de ses
peintures naïves ont été restaurées et sont
aujourd'hui au musée.
|
|||||
Viaduc Saint-Léger. Monument assez
exceptionnel de part sa longueur et sa courbe. Il fut
construit entre 1843 et 1847.
|
|||||
Ermitage Saint-Léger. Il existait déjà au XVIème siècle. Les notables du village s'y faisaient ensevelir. Détruit en 1845 à cause de la construction du viaduc, il fut reconstruit à l'emplacement actuel. Il faut savoir
que si le Saint-patron du village est Saint-Léger, cela
vient du nom de cette chapelle. |
|||||
Chapelle Saint-Pierre. Siège de l'Office de Tourisme. Cliquez sur une image pour agrandir. |
Il n'y a pas de port à Saint-Chamas, juste une anse, suffisante pendant longtemps car, jusqu'au Moyen-age, les bateaux pouvaient s'approcher très près de la côte. Mais ce n'est plus le cas au milieu du XVIIIème siècle à cause du canal de la Touloubre (dit de la Poudrerie) qui provoque un comblement progressif. La construction d'un nouveau port est le seul moyen de sauver la voie commerciale maritime qui aboutit à Saint-Chamas, décision prise par la municipalité le 23 août 1772 : le port sera situé " à l'ouest de Saint-Chamas, sur la même ligne de la petite place visant à la plage du bord de l'Étang". Le choix de cet emplacement va gravement hypothéquer le développement économique du port car :
Les travaux ne commencent que le 9 mars 1775 (à cause de la mort de Louis XV en 1774) .... et ne se termineront jamais. Pourquoi ? Le montant des travaux est important, la commune de Saint-Chamas ne peut faire face seule à une telle dépense. Aussi, d'autres communes appelées à utiliser ce nouveau port pour le commerce de leur huile et de leurs olives essentiellement, co-financent une partie des travaux ; ce sont : Grans, Pelissanne, Lançon et Miramas. Or, le 26 juillet 1779, la province d'Aix accepte de financer la suite des travaux (24 000 livres), mais à hauteur de 25% seulement, Saint-Chamas et les autres communes devant fournir le reste. La réaction de toutes ces autres communes est immédiate : entre août et octobre 1779, elles se retirent, arguant que ce port ne leur est d'aucune utilité ou de l'état déplorable des routes d'accès. Saint-Chamas ne peut mettre que 9000 livres. La Révolution vide le village de ses forces vives : en 1793, 300 soldats et 150 marins de Port-Chamas servent la République, les charpentiers et les calfats sont partis, l'administration révolutionnaire n'entretient plus le port, la vase et les immondices le comblent petit à petit. Le 7 novembre 1792, le maire, Toche, constate l'arrêt du commerce. Seule la pêche côtière connaît une certaine prospérité (poissons, coquillages - essentiellement les moules). Saint-Chamas, qui a perdu un tiers de ses habitants, ne compte plus que 2000 âmes en 1804 et seule la Poudrerie exercera, durant cette période, une activité commerciale accrue. L'apport des vases et limons est si important que les bateaux de commerce ne peuvent plus pénétrer dans un port achevé depuis à peine plus de 20 ans. Napoléon, dans son rêve de faire de l'Étang un grand port de commerce et de guerre, va le faire draguer et faire faire quelques travaux : allongement des digues, réfection des quais. Mais on rejette dans l'Étang, à peine à 300 mètres du rivage, les boues enlevées !... De plus, à cause de l'envasement, les quais ne sont plus assez hauts et les inondations fréquentes. Il faut donc les surélever. L'extension considérable de la Poudrerie à partir du milieu du XIXème siècle accroît le trafic maritime. Dragué à nouveau en 1817, 1818 et 1823, le port est entièrement remis en état entre 1840 et 1842, sous le règne de Louis-Philippe. Le trafic reprend sur l'Étang, grâce à l'aménagement du port de Bouc. Pour la première fois, le port est réservé exclusivement aux bâtiments de commerce, des quais et des digues étant construites dans l'anse de la Sente pour les bateaux de pêche. Sous Napoléon III, le port est refait et agrandi : les quais sont portés à 60 mètres de long sur 40 mètres de large, et la profondeur à 2,75 mètres. Mais, bâtis sur un terrain non consolidé, les quais s'enfoncent peu à peu. Malheureusement pour le port commercial remis à neuf, deux évènements vont compromettre son avenir :
Petit à petit, le trafic ferroviaire supplante le trafic maritime et la pêche reste la seule activité permanente du port. La période faste de cette activité s'achève vers 1930, après le terrible hiver de 1929, avec un sursaut pendant la période 1939-44, à cause des restrictions. La plaisance apparaît sur l'Étang à partir des années 20 - il ne faut pas perdre de vue que de nombreuses plages étaient régulièrement fréquentées, même à Saint-Chamas au lieu-dit "La Digue", et se développe à partir des années 50. Patrick Méry-Costa - Saint-Chamas Octobre 2001 Cliquez ici pour voir les images Sources
: Remerciements à la bibliothèque municipale de Saint-Chamas. |