Sites et Monuments

Un aperçu des lieux à voir ou à visiter.

Storia

Traduction de Agata Aurora Vecchio

agataaurora@yahoo.it

 


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Le pont Flavien. (monument historique). 

Bâti par les Romains au 1er siècle avant J.C. (vers 10 - 5), à l'époque de l'Empereur Auguste, il fut sauvé de la ruine au début du XVIIème siècle. Maintes fois restauré, il n'en garde pas moins la classe d'un monument rare.
Il est demeuré l'unique pont reliant Marseille à Arles par la rive nord de l'Étang de Berre avant la deuxième guerre mondiale, période à laquelle un pont provisoire en bois, (remplacé en 1955 par le pont actuel), fut jeté sur la Touloubre après la destruction accidentelle de l'arche nord en Août 1944 par les troupes américaines, (dommages réparés après le conflit). Le charme de cet édifice tient surtout aux deux arcs qui l'encadrent et qui nous sont parvenus dans un état de conservation remarquable.

 -Témoignage de sa fréquentation, le passage des attelages a laissé son empreinte.
La chaussée antique devait être pavée de dalles. Mais sans doute vers la fin de l'antiquité, le manque d'entretien amena ce dallage initial dans un tel état de dégradation que les véhicules roulèrent désormais au centre du tablier à même les claveaux (pierres taillées en forme de coin, fermant la plate-bande d'une voûte) les usant en ce point jusqu'aux deux tiers de leur hauteur.

Ce pont mesure 22 mètres de long entre les arcs, près de 6 mètres de large, lance son arche unique en plein cintre d'un rayon de 6,50 mètres à quelques 6 mètres au-dessus de la Touloubre.

Les matériaux : Un calcaire mosaïque jaune assez tendre provenant des carrières voisines de Barbette et de la pierre de Calissanne.

Inscription du fronton :

"L. DONNIV C. F. FLAVUS FLAMEN ROMAE ET AVGVSTI TESTAMENTO FIEREI IVSSI T. ARBITRATV C. DONNEI VENAE ET C. ATTEI RVFEI"

Traduction :

« L(ucius) Donnius Flavus, f(ils) de C(aius), flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par testament qu’on fasse (ce monument), sous la direction de C(aius) Donnius Vena et de C(aius) Attius Rufius. »

D'où vient le nom de Flavien.
Un généreux notable d'origine indigène ayant reçu la qualité de citoyen romain avec les privilèges que cela impliquait, puisqu'il portait trois noms à la romaine :
Prénom : Lucius
Nom : Donnius
Surnom : Flavus

D'où l'appellation Flavien. Ce riche notable aurait fait don de ce superbe pont à ses concitoyens lors de son décès.

Pont Flavien

Lion

Colonne

Complément d'histoire d'après Géraldine Surian.

Le Pont romain de Saint-Chamas
Pont Flavien ou Pont Surian


Un ouvrage d’art romain remarquable.

Le pont romain (pont Flavien) de Saint-Chamas est le monument le plus connu de la ville, mais aussi sans doute le plus aimé.
Car n’est- il pas le témoin de longs siècles d’histoire ?
L’histoire de mes ancêtres de Saint-Chamas...

Franchissant la Touloubre (petit rivière qui nous vient du pays aixois) juste avant son embouchure, le pont Flavien est un ouvrage d’art romain remarquablement conservé, sur la route qui reliait Marseille à Arles par la rive nord de l’étang de Berre.

Il se compose d’une arche unique en grand appareil de calcaire jaune, qu’encadrent deux arcs jumeaux en pierres blanches de Calissanne.
Au-dessus des pilastres corinthiens qui flanquent les baies des aigles tenant une couronne dans leurs serres encadrent une frise de rinceaux.
Quatre lions se dressent aux extrémités des entablements, un seul est antique.
Les autres ont été remplacés au XVIII par le sculpteur aixois, Chastel.


Ce pont mesure 22 mètres de long entre les arcs, près de 6 mètres de large, lance son arche unique en plein centre d'un rayon de 6,50 mètres à quelques 6 mètres au-dessus de la Touloubre. 

Pont Flavien ou pont Surian

Le Pont Flavien fut bâti par les romains au I° siècle av JC sous l'Empereur Auguste (son règne, âge d’or du classicisme romain, sera connu dans l’histoire comme le siècle d’Auguste).

Sur la face externe de chaque arc du pont, la même inscription :

"L. DONNIV C. F. FLAVUS FLAMEN ROMAE ET AVGVSTI TESTAMENTO FIEREI IVSSI T. ARBITRATV C. DONNEI VENAE ET C. ATTEI RVFEI"

Traduction :

« L(ucius) Donnius Flavus, f(ils) de C(aius), flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par testament qu’on fasse (ce monument), sous la direction de C(aius) Donnius Vena et de C(aius) Attius Rufius. »



Qui était ce Flavus ?

Certains avancent la théorie selon laquelle Flavus, prêtre du culte de l’empereur Auguste, aurait commandé dans son testament ce pont.

D’autres pensent que Flavus était un généreux notable d’origine indigène ayant reçu la qualité de citoyen romain avec les privilèges que cela impliquait, puisqu'il portait trois noms à la romaine :
Prénom : Lucius
Nom : Donnius
Surnom : Flavus
D'où l'appellation Flavien. Ce riche notable aurait fait don de ce superbe pont à ses concitoyens lors de son décès.

Ce pont est d’abord un ouvrage utilitaire, mais la symbolique de son décor lui confère avant tout un caractère funéraire.

On donna aussi à ce pont le nom de pont Surian.

C’est d’ailleurs ainsi que mon arrière-grand-père le présentait à ces enfants et petits enfants... Fier sans doute que ce pont porte le même nom que lui...
Au XVII siècle, le manque d’entretien de la route et le roulement des véhicules à même la voûte du pont avaient amené l’usure de celle ci à un point critique, car il ne restait plus que 40 cm avant d'atteindre le vide sous la voûte. Ce qui paraît à peine croyable quand on sait que cet ouvrage était le seul de cette importance sur la Touloubre depuis l'antiquité.

C’est alors qu’un consul de la ville, nommé Surian, empêcha l’effondrement du pont en ordonnant des travaux de restauration, qui valurent à l’édifice de porter longtemps le nom de pont Surian.
Ce consul faisait donc parti de cette riche et bourgeoise famille Surian de Saint-Chamas où l’on dénombrait : un évêque, un maître chirurgien, des propriétaires... 

Un pont témoin de l’histoire

Plus de 2 000 ans que le pont est le témoin de la vie de Saint-Chamas, de ses bons comme de ses mauvais moments de l’histoire...

Jusqu'au début du XXe siècle, il était un point de passage obligé de la route de Marseille à Arles.
Témoignage de sa fréquentation, le passage des attelages a laissé son empreinte.

La chaussée antique devait être pavée de dalles. Mais sans doute vers la fin de l'antiquité, le manque d'entretien amena ce dallage initial dans un tel état de dégradation que les véhicules roulèrent désormais au centre du tablier à même les claveaux (pierres taillées en forme de coin, fermant la plate-bande d'une voûte) les usant en ce point jusqu'aux deux tiers de leur hauteur. 

Vers le XVII siècle, les Compagnons du tour de France ont gravé sur les piliers leurs noms (Leroy, Belles, Vourles, Songeois, Laeoni, Lois, Laevule, Duhou), surnoms (Le Parisien, Aîné), la date de leur passage (1643, 1646, 1659) divers symboles (marteaux têtus de tailleurs de pierres, fers à cheval, un phallus).

En 1944 les troupes américaines renversèrent accidentellement l’arc nord de l’édifice...

Combien de conscrits, de jeunes hommes allant chercher leurs promises, de marins, de bagnards... le pont a t’il vu passer ?
Combien de malades du choléra, de la peste le pont a t’il vu mourir ?

Des années et des années à regarder nos ancêtres vivre, voilà la vie du pont Flavien...

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L'Église paroissiale Saint-Leger.

 Construite de 1660 à 1668 par l'architecte aixois Pierre Pavillon. Le clocher, bâti sur pilotis, (marécages obligent), fut achevé en 1740.

La façade, un joyau de style baroque provençal, contraste avec la sobriété de l'intérieur presque nu.
Particularité : le clocher a été construit sur pilotis à côté de l'église à cause du terrain marécageux.

La troisième chapelle, à droite de l'entrée, est ornée d'un magnifique retable en demi-relief retraçant les épisodes de la vie de la Vierge : 
c'est le retable Sainte-Anne (XVIème siècle). 

Il est inscrit, depuis le 30 septembre 1911, au Service des Monuments Historiques comme objet mobilier.

Retable Sainte-Anne

Le texte qui suit est tiré de la revue municipale de 1992, écrit par monsieur Paul Lafran.

(Un des monuments les plus représentatifs du village), est son église paroissiale dont la façade de 1660 / 1665 est un magnifique tableau en pierres autour de la pietà. L'intérieur, avec ses constructions du siècle dernier et des années récentes, est intéressant par son aspect grandiose.
On ne se rend pas compte que des tombes existent sous son dallage.
Des vestiges du moyen-âge ornent quelques chapelles.
Le clocher n'a pu être construit qu'en 1740. On pourra admirer le travail des Bâtisseurs des XVIIème et XVIIIème siècles si l'on apprend que ces monuments ont été construits en plein marais.
A 60 centimètres de profondeur l'eau est encore présente.

M. Paul Lafran

Eglise

Eglise

Coeur

Eglise

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Habitats troglodytiques

. Deux sortes de grottes : les unes naturelles mais peu nombreuses, les autres ont été édifiées à partir de 1615 à la suite de la cession par le seigneur de Saint-Chamas de ses droits de propriété au Conseil de Communauté.

C'est lui qui accorde l'autorisation de creuser des baumes dans le Baou. Il en limite l'étendue mais cette recommandation n'est pas respectée. Ces grottes ont servi d'entrepôts pour les marchandises du port, de moulins, d'abris... C'est au cours du XVIIIème siècle que l'on a commencé à utiliser ces grottes comme habitat.

Falaise du Baou

Ce site troglodytique est le plus important de toute la France après ceux du Val de Loire et unique au monde de part la vue qu'il offre sur une étendue maritime..

Le texte qui suit est tiré de la revue municipale de 1987, écrit par Mr Lafran.

1987 reste encore une année exceptionnelle pour notre association (Les Amis du Vieux Saint-Chamas ), qui fêtera l'an prochain ses 40 ans d'existence.
En mars nous avons publié notre étude sur les troglodytes de Saint-Chamas-en-Provence mettant à jour un ensemble de baumes, connues certes comme ayant ou servant d'habitations, mais surtout, comme étant le pâle vestige de ce qu'elles étaient. Toutes ces grottes ont été creusées au XVIIème siècle dans la falaise du Baou, sur trois niveaux échelonnés de l'actuelle rue de la Fraternité, au pied de l'enceinte fortifiée dont il reste encore un pan de mur en place au dessus de la maison Maurillon et des amas de pierres taillées au départ du sentier côté sud de la "rue du Baou". Il a fallu trois siècles pour que la plus grande partie de ces constructions creusées par nos aïeux, avec des outils rustiques dans le Baou aménagé en cloù vère, pour qu'elles soient anéanties à peu près complètement.

De ce temps passé, il reste encore une baume qui a défié le temps : celle du bar de l'horloge. Vers 1640 elle a été creusée pour servir de moulin à huile. C'est un véritable travail de titan que l'on a entrepris.
Nos ancêtres ont dû d'abord tailler le Baou sur deux faces avant de bâtir la maison du maître de moulin dans l'angle ainsi formé. Le creusement de trois grandes baumes achevé, la demeure a été édifiée et achevée en 1648 comme l'atteste une date gravée sur une pierre encore enchâssée dans un mur. De l'aménagement initial, il reste encore en place dans la première salle l'ensemble des six presses groupées par deux ; piliers, emplacement de presses, trous de fixation au plafond sont encore visibles.

Il est regrettable que la petite salle qui s'étend au couchant de ces installations ait été murée. On aurait pu voir les installations qui étaient destinées soit à l'écoulement des eaux résiduelles, soit à l'huile de première presse. Nous essaierons de les remettre à jour avec l'accord des propriétaires actuels.

La meule dormante se trouvait dans la baume "antigüe". Seul le trou de fixation du plafond est encore visible. Les autres meules se trouvent dans les déblais de la troisième grotte. Ces déblais proviennent des éboulements successifs qui continuent d'être actifs.
L'entrée côté sud est récente et date de la Grande Guerre. Il est probable que ce moulin à fonctionné au moins jusqu'en 1792, data à laquelle la plupart des installations troglodytes ont été abandonnées au profit des nouveaux bâtiments plus accessibles et plus nombreux.
Il est possible qu'il ait encore été utilisé au XIXème siècle avant la généralisation des pompes à feu ( machines à vapeur ).
A la fin du XIXème siècle, la famille Chaix utilise ses grottes pour en faire une menuiserie qui a une spécialité ; la fabrication des engrenages en bois pour les martinets à poudre.
1914, la menuiserie est fermée. Un bar est créé par les anciens menuisiers. L'entrée sud est creusée dans la falaise, une salle de cinéma est installée dans la baume des presses.
Entre les deux guerres, nouvelle utilisation. La salle de cinéma devient salle de bal. Actuellement ces grottes sont devenues polyvalentes. On y organise des expositions, des séances de cinéma, le Club jeunesse et loisir y exerce ses activités, etc...
Cet ancien moulin à huile continue de s'adapter aux nécessités de la vie actuelle. Il un exemple d'une adaptation réussie et un témoin exceptionnel du Saint-Chamas du XVIIème.
Les restes des grottes du Baou, après les éboulements des XVIIème, XVIIIèmes siècles sont alors utilisées différemment à la fin du XVIIIème siècle. L'une d'elles, la grotte Henrigue sert encore de moulin après les éboulements du XVIIIème siècle qui détruisent son accès côté couchant jusqu'en 1792, puis d'habitation. Un mur est bâti devant ses entrées Est. Il en reste encore un pan devant la grotte Reynaud et des trous de poutres devant la grotte Fagot.

L'effondrement de la falaise côté levant a laissé un emplacement qui a été utilisé au début du XIXème siècle pour la construction de maisons contre la nouvelle falaise. La plupart sont en ruines.
Toutes les constructions situées au nord de la grotte Rey, ont utilisé ce qui restait des baumes côté couchant du Baou. Les propriétaires ont creusé des accès et on pu descendre dans ces "caves" par des escaliers. La plus typique est la grotte Valade.

M. Lafran

Entrée des grottes

Le Port

Grottes

Grottes 2

Vue sur l'Etang

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La Poudrerie.

 Par acte du 20 mars 1690, la surverse des eaux du canal des moulins fut vendue au Roi "pour s'en servir au travail du marteau à poudre que sa Majesté fait construire au dit-lieu de Saint-Chamas". De quelques hectares au début, elle occupe aujourd'hui plus de 100 hectares en gagnant par des digues et des remblais sur les marais de l'étang. Certains arbres sont plusieurs fois centenaires. 
La Poudrerie, qui a fait vivre plusieurs générations de Saint-Chamasséens a aujourd'hui cessé toute activité.

Au cours de sa longue existence, de très nombreux ouvriers poudriers ont payé de leur vie un très lourd tribu à Celle qui les fît vivre.
Pour mémoire rappelons, entre plusieurs autres, la terrible explosion du 16 novembre 1936 qui fît 53 morts et plus de 200 blessés.

Photos prisent après les explosions.

Le parc est ouvert au le mercredis de 14h00 à 17h00 (18h00 d'avril à octobre), et les 1ers et 3èmes
dimanches de chaque mois de 10h00 à 17h00 (18h00 d'avril à octobre).
Heures d'ouverture susceptibles de modification.

L'accès aux espaces naturels est réglementé : 04 42 34 20 60
Pour tout savoir : horaires et situation météorologique.

Pour votre plaisir et votre sécurité, respectez la réglementation :
ni feu, ni fumée,
Cueillette, bivouac et véhicules interdits,
chiens tenus en laisse.


Entrée de la Poudrerie

Cliquez ici pour plus de détails


Aqueduc du Plan ou Pont de l'Horloge.

 Le 18 décembre 1863, le tunnel de 
"la Goule" s'effondre. Saint-Chamas est coupé en deux et privé d'eau. Après un 
déblaiement long et coûteux, un aqueduc en bois fut construit afin de ne pas arrêter l'irrigation des terres et en attente de la construction d'un aqueduc en maçonnerie. Long  de 62 mètres de long et de 23 mètres de haut il est construit, à partir de 1868 et s'appelait Aqueduc du Plan. 
L' Horloge date de 1902, il fallait quelle soit visible des deux parties du village. ( décision du conseil municipal du 10 janvier 1899 ). A remarquer, (il faut y monter), l'entrée et la sortie des eaux du canal.

C.M. du 08 novembre 1863

"En premier lieu l'horloge du pays, qui a été construite en 1740 et qui a subi à diverses époques des réparations, est dans un tel état de dégradation qu'elle ne sonne plus les heures depuis une quinzaine de jours et que l'ouvrier chargé de la remonter n'a pas osé entreprendre pour la faire sonner, un travail jugé inutile. Je me suis rendu avec le sieur Mariton dans la chambre où est établie l'horloge. Je l'ai examinée avec le plus grand soin pièce par pièce, et de cet examen il résulte que les rouages sont usés au point de pouvoir plus être réparés, d'où il suit que la commune ne pouvant se passer d'horloge, il est urgent que le conseil municipal avise au moyen de combler cette lacune."

Le 10 janvier 1899, le conseil municipal se réunit en session extraordinaire pour délibérer sur le projet d'établissement d'une horloge sur l'aqueduc de la Goule (Coût : 5250 francs).

C.M. du 10 janvier 1899

"Monsieur le maire explique qu'à la suite de très nombreuses réclamations formulées par les habitants de Saint-Chamas relativement aux horloges actuelles situées l'une au quartier du Pertuis, l'autre au quartier du Delà, qui ne fonctionnent plus depuis longtemps et dont la réparation ou la remise en état nécessiterait une dépense considérable par suite de l'état de vétusté de ces horloges datant d'une époque immémoriale, il s'était entendu avec M. Gros à l'effet de combiner une solution qui peut donner satisfaction à la population des quartiers composant la ville de Saint-Chamas.

A la suite des diverses études faites et de l'examen du pays divisé en deux par la colline, la solution paraissant répondre le mieux au voeu de la population et dans l'intérêt des finances municipales, fut qu'il convenait de ne faire qu'une seule horloge donnant l'heure aux deux quartiers à la fois. Pour cela un seul point se trouvait avoir les qualités voulues : c'est naturellement le viaduc (aqueduc) réunissant les deux tronçons de colline traversant le pays. Ainsi que vous le verrez par les plans joints au dossier, nous nous sommes attachés à établir une horloge de la manière la plus économique et qui ne détruise en rien la symétrie du viaduc".

La fourniture de celle-ci et sa pose furent confiées à M. L. Odobey, horloger mécanicien à Morez du Jura avec garantie de dix ans.

L'horloge a sonné pour la première fois les heures le dimanche 10 août 1902 et pour la dernière fois avec son mécanisme d'origine, le 12 novembre 2005 suite au vol de celui-ci. Souhaitons que ce mécanisme soit retrouvé et que nous entendions de nouveau le métronome de notre village...
Elle a été inaugurée le 4 septembre 1902, jour anniversaire de la proclamation de la IIIème République, sous la municipalité de Marius Sarnègue.
A 08h30 du soir, illumination à la mairie.
A 09h00, retraite aux flambeaux par les tambours et clairons de la Lyre républicaine.
A 09h30, grand concert donné par les Sociétés de la ville sur la place de la République ; à l'issue du concert, grand bal.

A partir de ce jour l'Aqueduc s'appela Aqueduc de l'Horloge.

Pont de l'Horloge

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Centenaire de l'horloge


La Porte du Fort.

 Dernier vestige du mur d'enceinte du Vieux Saint-Chamas, elle date du XVème siècle.

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Le Pont de la Roquette.

 Détruit par une crue de la Touloubre, il fut reconstruit en 1750. Son origine reste obscure.

Pont de la Roquette

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Lavoir du Polygone.  

Lavoir du XVIIIème siècle, autrefois réservé aux contagieux. Le nom "polygone" vient du fait que la Poudrerie y avait un endroit, un polygone, pour y effectuer des essais de poudre.

Ce lavoir, partie intégrante de notre patrimoine, est soumis depuis des siècles aux assauts du temps. Il avait besoin du "ravalement" intégral sur sa façade ouest.
Une action de réparation du mur (côté étang) a été initiée. celle-ci est en cours.

Lavoir des contagieux

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Musée Municipal.  

Premier Hôtel de Ville de Saint-Chamas (XVIIème siècle), et ce jusqu'en 1793, il devient musée en 1951. Restauré puis inauguré en 1983, on a su lui conserver son caractère
 et il reste le cadre idéal pour notre très intéressant musée d'histoire locale.

Constitué essentiellement de dons de Saint-Chamassens, on y revit l'existence d'autrefois et les faits marquants de notre village. De vieilles gravures et photos nous font connaître un Saint-Chamas méconnu.

Une salle d'archéologie est à la disposition des "amoureux"de vieilles pierres. 
De nombreux tableaux décorent les murs du 1er étage. On peut y admirer de très beaux ex-voto provenant de la Chapelle de la Vierge ainsi que des oeuvres signées Seyssaud, Berle, Monte.

Une salle est réservée aux expositions temporaires.

Entrée du musée

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Chapelle Notre Dame de Miséricorde.

 (Patronne des marins) : Elle surplombe l'étang et le village et fut célèbre pour ses ex-voto. Certaines de ses peintures naïves ont été restaurées et sont aujourd'hui au musée.
La chapelle est actuellement fermée suite à de nombreuses dégradations, (même la cloche a été volée !).

Chapelle

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Viaduc Saint-Léger.

 Monument assez exceptionnel de part sa longueur et sa courbe. Il fut construit entre 1843 et 1847. 
Les voûtes sont croisées pour permettre le franchissement de la Touloubre. La voie ferrée Paris, Lyon, Marseille passe dessu
s.

Viaduc Saint-Léger

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Ermitage Saint-Léger.

  Il existait déjà au XVIème siècle. Les notables du village s'y faisaient ensevelir. Détruit en 1845 à cause de la construction du viaduc, il fut reconstruit à l'emplacement actuel.

Il faut savoir que si le Saint-patron du village est Saint-Léger, cela vient du nom de cette chapelle.

Centre de pèlerinage et de dévotion des habitants, la chapelle a été abandonnée depuis quelques dizaines d'années.

Chapelle Saint-Léger

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Chapelle Saint-Pierre.

Siège de l'Office de Tourisme.

Cliquez sur une image pour agrandir.


Arrêt du RoiLe Port du Pertuis. Nous sommes en 1763. L'embouchure du Rhône n'est pas encore navigable, tout le blé qui descend du Rhône pour Marseille, ainsi que le bois de construction pour la marine du Roi, doivent être déchargés en Arles, puis rechargés dans d'autres bateaux à l'endroit le plus proche, en l'occurrence Saint-Chamas.

Il n'y a pas de port à Saint-Chamas, juste une anse, suffisante pendant longtemps car, jusqu'au Moyen-age, les bateaux pouvaient s'approcher très près de la côte. Mais ce n'est plus le cas au milieu du XVIIIème siècle à cause du canal de la Touloubre (dit de la Poudrerie) qui provoque un comblement progressif.

 La construction d'un nouveau port est le seul moyen de sauver la voie commerciale maritime qui aboutit à Saint-Chamas, décision prise par la municipalité le 23 août 1772 : le port sera situé " à l'ouest de Saint-Chamas, sur la même ligne de la petite place visant à la plage du bord de l'Étang". Le choix de cet emplacement va gravement hypothéquer le développement économique du port car :

  •  cette partie de l'Étang se comble petit à petit.

  •  l'accès aux quais ne peut se faire par le Nord, à cause de la Poudrerie, ni par le Sud (marais) ; il ne peut s'effectuer que par l'Est, en passant sous la colline du Baou par le passage de la Goule - tout au moins jusqu'à son éboulement en 1863.

Les travaux ne commencent que le 9 mars 1775 (à cause de la mort de Louis XV en 1774) .... et ne se termineront jamais. Pourquoi ?

Le montant des travaux est important, la commune de Saint-Chamas ne peut faire face seule à une telle dépense. Aussi, d'autres communes appelées à utiliser ce nouveau port pour le commerce de leur huile et de leurs olives essentiellement, co-financent une partie des travaux ; ce sont : Grans, Pelissanne, Lançon et Miramas. Or, le 26 juillet 1779, la province d'Aix accepte de financer la suite des travaux (24 000 livres), mais à hauteur de 25% seulement, Saint-Chamas et les autres communes devant fournir le reste. La réaction de toutes ces autres communes est immédiate : entre août et octobre 1779, elles se retirent, arguant que ce port ne leur est d'aucune utilité ou de l'état déplorable des routes d'accès. Saint-Chamas ne peut mettre que 9000 livres.

La Révolution vide le village de ses forces vives : en 1793, 300 soldats et 150 marins de Port-Chamas servent la République, les charpentiers et les calfats sont partis, l'administration révolutionnaire n'entretient plus le port, la vase et les immondices le comblent petit à petit. Le 7 novembre 1792, le maire, Toche, constate l'arrêt du commerce. Seule la pêche côtière connaît une certaine prospérité (poissons, coquillages - essentiellement les moules).

Saint-Chamas, qui a perdu un tiers de ses habitants, ne compte plus que 2000 âmes en 1804 et seule la Poudrerie exercera, durant cette période, une activité commerciale accrue. L'apport des vases et limons est si important que les bateaux de commerce ne peuvent plus pénétrer dans un port achevé depuis à peine plus de 20 ans. Napoléon, dans son rêve de faire de l'Étang un grand port de commerce et de guerre, va le faire draguer et faire faire quelques travaux : allongement des digues, réfection des quais. Mais on rejette dans l'Étang, à peine à 300 mètres du rivage, les boues enlevées !... De plus, à cause de l'envasement, les quais ne sont plus assez hauts et les inondations fréquentes. Il faut donc les surélever.

L'extension considérable de la Poudrerie à partir du milieu du XIXème siècle accroît le trafic maritime. Dragué à nouveau en 1817, 1818 et 1823, le port est entièrement remis en état entre 1840 et 1842, sous le règne de Louis-Philippe. Le trafic reprend sur l'Étang, grâce à l'aménagement du port de Bouc. Pour la première fois, le port est réservé exclusivement aux bâtiments de commerce, des quais et des digues étant construites dans l'anse de la Sente pour les bateaux de pêche.

Sous Napoléon III, le port est refait et agrandi : les quais sont portés à 60 mètres de long sur 40 mètres de large, et la profondeur à 2,75 mètres. Mais, bâtis sur un terrain non consolidé, les quais s'enfoncent peu à peu.

Navire d'un autre âge.

Malheureusement pour le port commercial remis à neuf, deux évènements vont compromettre son avenir :

  •  la construction de la voie ferrée à partir de 1841.

  •  l'accroissement du tonnage des navires qui ne rentrent plus dans l'Étang de Berre et encore moins dans le port de Saint-Chamas qui continue à s'envaser inexorablement.

Petit à petit, le trafic ferroviaire supplante le trafic maritime et la pêche reste la seule activité permanente du port. La période faste de cette activité s'achève vers 1930, après le terrible hiver de 1929, avec un sursaut pendant la période 1939-44, à cause des restrictions.

La plaisance apparaît sur l'Étang à partir des années 20 - il ne faut pas perdre de vue que de nombreuses plages étaient régulièrement fréquentées, même à Saint-Chamas au lieu-dit "La Digue", et se développe à partir des années 50.

           Patrick Méry-Costa - Saint-Chamas Octobre 2001

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Sources : 
Le golfe de Saint-Chamas de 1600 à 1985 - Paul Lafran et Elise Cadou.
La grande misère de Saint-Chamas le Riche aux XVII et XVII èmes siècles - Paul Lafran.

Remerciements à la bibliothèque municipale de Saint-Chamas.

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